A vélo vers Compostelle – ( 3 )

Lundi 29 mai 2000 – Estaing / Cahors – 173 km

Levés vers 5h30, les pèlerins sont très matinaux, nous partons à 7h15 sur une montée à deux chevrons vers Golinhac. C’est dur, jusqu’à Espeyrac et ça monte à nouveau sur Sénergues avant de descendre enfin sur Conques. Il y a beaucoup de visiteurs: Allemands, Japonais,… un groupe de jeunes en « classe patrimoine » ou « découverte » tous coiffés d’une casquette bleue.
Un arrêt s’impose pour visiter l’abbatiale Sainte-Foy, nous nous attardons pour admirer le superbe tympan roman très riche en détails.

Conques Tympan de Ste-Foy

Le Tympan de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques

Nous traversons le Dourdou par le vieux pont roman et entamons lentement les 5 km de côte en direction de Noailhac. Les trois premiers kms, dur! dur ! ça monte à 10%. Nous faisons une petite pause pour regarder Conques en contre-bas.

Conques

Vue sur Conques

Ensuite nous redescendons d’autant pour remonter encore sur Livinhac-le-Haut et Montredon. Un petit crochet à Saint-Félix pour aller voir l’église Sainte Radegonde et son tympan du XIe représentant Adam et Eve devant l’arbre et le serpent.
Nous en profitons pour déjeuner à l’unique restaurant du village. Vu l’heure tardive, on a du se contenter des restes, une macédoine, une saucisse pour deux et des pâtes!
Pèlerin d'EspagnacAprès la traversée de Figeac, voilà la vallée du Célé. Quelle est longue cette vallée avec vent contraire! Halte à Espagnac-Ste-Eulalie (Monastère de Notre-Dame de Val Paradis). Photo du pèlerin en chêne et quête du tampon nous font rencontrer Mme Sénac qui nous remet de la documentation sur son association des amis du Quercy Rouergue.
Après un cour arrêt à Cabrerets nous pédalons le plus vite possible pour arriver avant 19h00 à Cahors pour obtenir le tampon avant fermeture de l’évêché.
Dur! dur! Cette journée. 173 km et plus de 2000m de dénivelée
A 19h00 nous sommes à notre maison. Pendant que José nettoie les vélos, je fais un peu de couture et de lessive.
Nous nous couchons très fatigué vers 22h00 dans un bon lit!

Cahors, Pont Valentré

Le pont Valentré à Cahors

itineraireEn 2000, nous avons fait en treize étapes à vélo, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle à partir du Puy-En-Velay.
Extraits du carnet de route, tenu chaque soir par Marie-Noëlle.
Soyez indulgents pour la rédaction qui est parfois en style télégraphique et pour la qualité des photos qui sont, à part quelques rares exceptions, des scans de diapositives.

22 réflexions au sujet de « A vélo vers Compostelle – ( 3 ) »

  1. Et bien dites-donc,vous êtes prêts pour le Tour de France.Quelle équipée:de longues journées,beaucoup d’efforts et de maigres repas.C’est une vie à la dure.Vous tenez le coup et nous n’en sommes qu’à la 3 ème étape.Heureusement qu’il y a de brèves haltes pour découvrir quelques beautés des divers endroits.
    A la prochaine. 😉

  2. Une sacrée expérience Joseph que tu nous contes avec ta simplicité habituelle, et j’applaudis à l’exploit !
    Bonne fin d’année avec mes bises ensoleillées dans l’hiver de chez nous !
    Nicole

  3. Bonsoir Joseph, c’est bien que tu nous raconte ce périple, cela ne m’étonne pas tous ces kilomètres mais je suis très admiratifs pour les marcheurs ou les cyclistes, tu as vécu quelque chose de très FORT ! Bonne soirée l’Ami.

  4. Que de souvenirs en parcourant tes photos. Je repars sur le chemin en juin. Départ de Cahors jusqu’à Eauze. Je parcours le GR65 à pied, et je le fais petit à petit en partant une dizaine de jours chaque année( ma vie de mère de famille ne me permet pas de partir plus longtemps) C’est mon père qui m’a transmis le virus. Il a fait plusieurs fois le chemin en partant du Puy en Velay et également celui du Vezelay.
    Merci pour ce partage Joseph, je sais que ceux qui font Compostelle vivent une expérience unique et très forte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *