Le Tour de France de mon enfance

Comme beaucoup de gamins je rêvais dans les années cinquante de faire un jour le Tour de France. Il est vrai que dans mon entourage on parlait beaucoup vélo.
J’habitais en Bretagne en face de la maison de Dédé, coureur cycliste amateur, et le dimanche, avec mon père, nous allions le voir courir, il m’arrivait parfois de suivre l’épreuve dans la voiture du « directeur de course ».
Pendant le Tour de France, j’étais chargé d’écouter Georges Briquet à la radio pour faire le compte-rendu de l’étape. Le soir, sur le pas de la porte, nous refaisions l’étape du jour, avec Dédé, mon père et quelques voisins.
Les champions de cette époque s’appelaient Coppi, Kubler, Koblet, Bobet, Anquetil, Gaul … sans oublier nos régionaux, Jean Malléjac et François Mahé.Dessin de Pellos, Miroir SprintDéjà à l’époque je rêvais d’imiter Charly Gaul, mon coureur préféré, et de franchir seul en tête les cols mythiques du Tour.
Une fois le Tour terminé, j’attendais avec impatience « le Miroir du Tour », édité par « Miroir Sprint », pour lire les faits marquants des étapes et surtout pour voir les photos des champions en pleine action. Je regrette aujourd’hui de n’avoir pas conservé ces revues.
Je n’ai eu mon premier « vélo de course » qu’à trente cinq ans. Depuis longtemps j’avais abandonné toute idée de compétition. Alors je me suis tourné tout naturellement vers le cyclotourisme, les randonnées au long cours et la « chasse aux cols » (je vous en parlerai plus tard). Pour autant, j’ai continué à m’intéresser au cyclisme professionnel et plus particulièrement au Tour.

En route pour la Norvège !

En mai 2006, nous avons mis le cap sur la Norvège pour un périple de près de six semaines.
Norvege itineraireSans faire un récit détaillé du voyage – je le pourrais car depuis 1990, début de nos vacances en camping-car, Marie-Noëlle tient au jour le jour un carnet de route – je vous proposerai régulièrement un aperçu de ce merveilleux pays scandinave.
Après une route via l’Allemagne et le Danemark puis une traversée en ferry d’un peu plus de trois heures, nous débarquons à Kristiansand.
C’est à partir de cette ville portuaire que nous allons découvrir la Norvège.

Nous avons longé au plus près la côte ouest pour monter jusqu’à Tromsø. Nous ne sommes pas allé au Cap Nord situé encore à 500 km. Nous avons préféré visiter plus longuement les îles Vesterålen et Lofoten et nous n’avons pas regretté ce choix. Ensuite nous sommes redescendus jusqu’à Trondheim pour regagner, par l’intérieur des terres, le sud du pays.

Notre première approche de la Norvège s’est faite par une longue promenade en forêt en bord de mer près de Mandal. Nous marchons sous les pins et les bouleaux, au sol de la bruyère et des myrtilliers. La côte de granit parsemée d’ilots et de petites criques rappelle la Bretagne.

Norvege Mandal

La côte près de Mandal

Heureusement que les habitations blanches et les constructions annexes, traditionnellement rouges, nous rappellent que nous sommes bien en Norvège.

Norvege Flekkefjord

Village de Flekkefjord

Norvege Snig_abris_bateaux

Abris à bateaux à Snig

Nous avons apprécié les possibilités d’arrêt pour la nuit dans des endroits calmes et agréables comme en bordure de ce fjord où nos voisins camping-caristes tentaient de pêcher quelques poissons pour compléter leur diner.

Norvege Lysefjorden

Le Lysefjord, vu depuis l’aire d’arrêt